Tout ce qu’il faut savoir sur le Growth Hacking

Tout ce qu’il faut savoir sur le Growth Hacking
Publié le 07 avril 2021 | 0

Traduit littéralement en français par « piratage de croissance », ce terme peut porter à confusion. Pour la plupart, le mot hacking est péjoratif, car il se rapporte au piratage informatique.

Lorsque l’on évoque ce terme, tout de suite beaucoup imaginent des cracks de l’informatique en train d’entrer illégalement dans une base de données secrète.

Pourtant, le growth hacking est loin d’être une technique pour nuire. Au contraire, il aide les entreprises à booster leur visibilité. Découvrez ce qui se cache vraiment derrière cette nouvelle tendance du marketing.

Une technique assez difficile à définir

Il n’est pas donné de définir le growth hacking en des termes simples et clairs. Ce qui doit être soutenu avant tout est le fait que c’est une technique marketing aujourd’hui très répandue.

Le but est de toujours faire parler d’une entreprise ou d’une marque. Mais au lieu de recourir à des publicités et des annonces qui coutent cher, le canal de communication le plus utilisé est Internet.

Le growth hacking est alors un ensemble de techniques et procédés mis en œuvre pour booster la notoriété d’une entreprise sur Internet.

Les professionnels de la discipline poussent les clients à parler des produits ou des services proposés par un établissement.

En imaginant à chaque fois des actions incitatives, ces personnes arrivent à créer un « effet boule de neige ».

Des origines qui en disent long

Autrefois, le marketing traditionnel n’avait pas encore trouvé le moyen le plus facile et efficace de partager instantanément avec les clients et les prospects.

Grâce à l’avènement d’Internet et surtout au succès des réseaux sociaux, il est devenu possible pour les entreprises de créer un engouement partagé.

L’origine de ce concept date des années 2000, fin 1990. En ces temps-là, des géants d’Internet comme Hotmail utilisaient de nouveaux procédés pour booster la fréquentation de leur service.

Le mot « growth hacking » est né dans d’autres circonstances. Sean Ellis pratiquait déjà un métier qui se voulait innovant et créatif, il était une sorte de génie du marketing.

Il faisant en sorte d’accélérer le processus de croissance d’une PME via des techniques marketing peu conventionnels.

Il avait fini sa mission et devait repartir, mais avant cela, il devait trouver un remplaçant qui serait capable de maintenir le niveau de performance.

En décrivant le poste, il l’a d’abord appelé « marketer ». En faisant référence à cette branche d’activité, il n’arrivait pas à trouver des candidats à la hauteur.

C’est alors qu’il a changé le nom en « growth haker ».

Et c’est ainsi que naissent le concept et le métier. Pour information, c’était en 2009 dans la Silicon Valley.

Le travail concret d’un growth hacker

Étant un concept qui est encore très récent, le growth hacking fascine toujours. Mais pour les professionnels qui exercent le métier, il est toujours difficile de répondre clairement à la question  « en quoi consiste vraiment ton métier ? ».

Il faudra prendre un peu de temps pour comprendre exactement ce que fait un growth hacker. Pour résumer, les professionnels évoquent souvent les termes « croissance » et « start-up ».

La notion de growth hacking n’est parvenue à nos frontières qu’au cours des années 2012-2013. C’est pour cela que les growth hackers qui exercent sur le territoire français sont, pour la plupart, des autodidactes.

Ces personnes sont amenées à imaginer, créer, mettre en œuvre des techniques qui sont destinées à faire croitre une entreprise de quelque façon que ce soit.

Pour cela, ils interviennent par exemple sur des indicateurs comme le chiffre d’affaires, la part de marché ou encore le nombre de clients.

La notion qui est souvent mise en avant surtout lorsqu’il est question de start-up est le nombre d’abonnés sur les réseaux.

Nombreux sont les growth hackers qui œuvrent dans cette direction.

Leur mission consiste alors à attirer le plus de monde possible via les réseaux sociaux. Ils font alors en sorte de transformer les prospects en clients réguliers.

La monétisation de ces réactions sur internet est alors la finalité du travail.

Il faut savoir que les growth hackers essaient de multitudes de techniques avant d’en trouver une qui soit vraiment efficace.

Les bases des techniques utilisées en growth hacking

 

Même si tous les growth hackers rivalisent d’ingéniosité et d’imagination pour élaborer des techniques efficaces.

La plupart du temps, ils se basent sur un mode opératoire unique. Cette ligne directrice qui peut vous servir de guide est communément appelée « tunnel de conversion ».

Le framework AARRR est celui qui est le plus utilisé. Il comporte 5 étapes essentielles à suivre :

Première étape A : l’Acquisition


Comme son nom l’indique, il convient ici de faire en sorte que le grand public adhère à la marque, à l’image de marque de l’entreprise. Souvent, le but est d’attirer le plus grand nombre de visiteurs sur un site ou une page.

Après cela, il faudra effectuer une petite analyse de la population qui a été attirée par la technique d’acquisition. Surtout l’action qui leur a poussé à visiter les pages et les sites.

Deuxième étape A : l’Activation


Il s’agit là des techniques qui pousseront les visiteurs à réagir. L’activation peut se traduire par exemple par une inscription au site ou par un téléchargement de contenu. Le but ici est de transformer la curiosité en attirance concrète.

Troisième étape R : La Rétention


Une fois que les personnes se sont inscrites sur le site, il convient maintenant de maintenir une certaine activité de leur part. Il faut que l’internaute devienne un utilisateur régulier.

Le site a déjà collecté certaines informations importantes lors de l’inscription (nom, âge, contact et adresse e-mail, etc.).

Il est maintenant temps de les utiliser à bon escient.

Il faut inciter les personnes inscrites à produire une activité régulière sur le site ou les pages.

Quatrième étape R : le Revenu


C’est après toutes ces étapes de séduction et une fois que la page reçoit des abonnés réguliers que le growth hacker peut arriver à la phase de monétisation.

Il s’agit ici de transformer l’activité de visite simple en une action de consommation. Il faut que la technique puisse inciter les visiteurs à acheter un produit ou un service.

Cinquième étape R : le Refferal


Cette dernière étape est une finalité qui permet une continuité dans l’action du growth hacker. Comme le concept consiste à créer une croissance rapide et fulgurante, cette étape ultime est essentielle.

Sans elle, l’entreprise ne pourra pas arriver jusqu’aux objectifs fixés. Le refferal consiste alors à faire des abonnées des ambassadeurs de la marque.

Il faut que le relais d’information soit assuré par les internautes eux-mêmes. Pour cela, des techniques incitatives sont destinées à convaincre le client de partager avec sa communauté.

Il faut qu’il soit totalement séduit par l’entreprise, ainsi que ses produits et services. Mais il faudra surtout que les techniques de growth haking soient abouties.

Les impacts positifs de la pratique du growth hacking pour les entreprises

Il est vrai que le concept est une pratique marketing tout à fait moderne. Personne ne peut encore affirmer que le growth hacking a déjà fait ses preuves.

Cependant, il est peu de mentionner que la technique est de plus en plus répandue, surtout chez les jeunes entreprises, les PME et les start-ups.

Aujourd’hui, l’impact d’internet et des réseaux sociaux sur la vie de tous les jours est incontestable. C’est aussi pour cette raison que les entreprises commencent à s’y intéresser.

La pratique du growth hacking est un moyen peu couteux et efficace de faire parler de son entreprise et de son activité.

Le marketing traditionnel qui est trop cher pour les plus petites entreprises est délaissé progressivement au profit d’une forme de communication via internet.

La pratique du growth hacking est aujourd’hui vue comme une solution rentable. Si les techniques aboutissent à un résultat, l’entreprise connaît une ascension fulgurante sans avoir recours à des formes de publicités traditionnelles.

La pratique du growth hacking ne peut que faire du bien à une entreprise. Rien ne se perd dans le processus marketing.

Le plus intéressant, c’est le fait qu’après une opération de communication de ce genre, les clients servent de relais.

C’est-à-dire qu’il n’est presque plus nécessaire de réinventer les messages publicitaires.

Ceux qui ont été convaincus auparavant, ce seront eux qui essayeront maintenant de convaincre leur entourage.

C’est pour cette raison que cette nouvelle forme de marketing plait tant. La croissance et la notoriété d’une start-up peuvent décoller en un instant.

Une fois que les utilisateurs des réseaux parlent de la marque, du produit ou de l’entreprise elle-même. Le succès de l’entreprise repose désormais sur ce qu’il peut offrir en retour.

Le growth hacking ne fait pourtant pas de miracle, il faut aussi que l’entreprise déploie des efforts en termes d’échanges.

Si le client est prêt à parler de vous autour de lui, soit il est parfaitement satisfait du produit ou du service rendu, soit il est sûr d’obtenir une récompense en échange.

Des exemples de techniques qui ont réussi

Il est encore trop tôt pour affirmer haut et fort que la pratique du growth hacking a toujours été efficace. Mais, il est incontestable quand même de remarquer que des entreprises ont su tirer profit de cette nouvelle technique marketing.

Le premier exemple qui vient tout de suite en tête est celui qui a été orchestré par Hotmail.

Cette entreprise de messagerie a eu la bonne idée un jour de personnaliser un peu les messages envoyés.

L’équipe a créé une petite phrase attractive et en même temps plein de sens. Ils ont inséré ce message à la fin de chaque e-mail qui a été envoyé par les utilisateurs.

Le message était simple, mais il a interpelé tout le monde, il disait « PS : I love you, get your free e-mail at hotmail ». Ce qui veut dire en français, « PS : Nous t’aimons, reçois ton e-mail gratuit sur Hotmail ».

Tous ceux qui ont reçu un e-mail comportant un petit message ont été ravis. Cette action a poussé les utilisateurs à se ruer vers Hotmail.

Cette stratégie a porté ses fruits, car en seulement deux ans, l’entreprise a compté près de trente millions de nouveaux utilisateurs.

La seconde preuve que les techniques de growth hacking sont efficaces et l’histoire de Dropbox. Cette entreprise s’est démarquée de ses concurrents en adoptant la technique de parrainage.

Il s’agit notamment d’une incitation aux clients d’encourager leur entourage à utiliser le service de stockage et de partage de fichiers.

Ceux qui réussissaient à convaincre leurs amis et leur famille recevaient en échange des services gratuits. Pour Dropbox, il s’agissait alors d’offrir des espaces de stockage gratuit en fonction du nombre de personnes adhérent.

Le résultat de cette opération a été un succès total. En 15 mois seulement, le nombre de clients a été décuplé. Il est passé de seulement 100.000 individus à plus de 4 millions de personnes.

En troisième place du growth hacking qui a réussi, il y a l’histoire de Twitter.

Devant le géant Facebook qui grandissait à vue d’œil, le petit nouveau Twitter a eu du mal à se faire une place sur le marché au tout début de son histoire.

Ce sont les techniques orchestrées par les growth hackers qui ont permis à l’entreprise de décoller. Sachant que le modèle économique devait être performant, ils ont misé sur le concept des followers.

Pour que les utilisateurs soient tout de suite intégrés dans le réseau, il est indispensable qu’ils soient abonnés à des comptes dès leur entrée.

C’est pour cela qu’à l’inscription, le nouveau venu est prié de sélectionner 5 comptes à suivre. Une fois que cela est fait, le nouvel utilisateur est tout de suite visible par d’autres personnes déjà inscrites.

Il a alors plus de chance de voir son profil être suivi par d’autres. Cette opportunité le poussera à s’intégrer rapidement dans le réseau.

Cette technique a permis à Twitter de bénéficier d’une ascension fulgurante en quelques mois seulement. Aujourd’hui, il ne compte pas moins de 240 millions d’adeptes éparpillés dans le monde.


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